Mais que se passe-t-il en Thaïlande à l’abris des regards ?

Le principal parti d’opposition, Move Forward, vainqueur des dernières législatives a été dissous et le premier ministre du Pheu Thaï (2ème parti) destitué.

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En mai 2023, les élections législatives Thaïlandaise s’étaient conclue par la victoire surprise d’un parti révolutionnaire, le « Move Forward » qui souhaitait mettre fin à la domination de l’armée et du roi.

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Ce parti voulait mettre fin au crime de « lèse majesté », ce qui lui a valu sa dissolution et l’inélegibilité pendant 10 ans de ses dirigeants.

Un coup très dur porté à la tentative de transition démocratique depuis 1 an dans un pays marqué par la domination des militaires.

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Il faut dire que la surpuissante armée Thaï, instigatrice des coups d’états et très proche du monarche avait subie une humiliation lors des dernières législatives, devenant un parti largement minoritaire. A la place, le second parti arrivé en tête, le Pheu Thaï avait choisit une alliance avec ces partis militaro-monarchiques défaits aux élections. Le premier ministre était Srettha Thavisin, issu du Pheu Thaï, parti de Thaksin Shinawatra. 

La cour constitutionnelle Thaï avait mis fin aux mandats de 4 premiers ministres du parti de Thaksin Shinawatra lui même destitué par un coup d’état en 2006. Aujourd’hui, après la dissolution du premier parti du parlement et la destitution du premier ministre, la cour constitutionnelle, sous influence de l’armée et du roi marque un dangereux retour en arrière.

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Atum Mundi avait suivi les élections legislatives Thaïlandaises, un sujet passionnant.

Les signaux étaient clairs, la reprise en main du pays par l’armée disposant du soutien tacite du roi était toute tracée. Le peuple Thaïlandais qui avait élu le Move Forward se retrouve une fois de plus avec les forces « militaro-monarchiques » au pouvoir.

Clément Molin

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