Dans l’est de la République Démocratique du Congo 🇨🇩, le mouvement du 23 mars (M23) et l’armée Rwandaise 🇷🇼 se sont emparés de la cité de Masisi.

La prise de la ville marque une nouvelle victoire pour les rebelles dans leur conquête de l’est de la RDC.

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Depuis plusieurs semaines le long du Lac Edouard, la rébellion du M23 et les RDF, Rwandan Defense Forces progressent en direction des villes de Lubero et Butembo.

Les combats principaux se déroulent autour de Alimbongo.

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Sur cet axe, le M23 a capturé plusieurs soldats des FARDC et des Wazalendo (coalition de jeunes patriotes congolais), ainsi que de nombreuses armes et munitions).

Le M23 ne se contente pas d’occuper le terrain, il administre aussi les zones qu’il occupe, mettant en place des taxes, notamment sur les minerais et tentant de rassembler la population derrière lui, abandonnée par Kinshasa, comme ici à Kamandi près du lac Edouard.

La prise de Masisi centre a été accompagné de célébration populaire avec la présence du général Bernard Byamungu du M23.

Pour rappel, la majorité des membres du M23 sont des congolais Tutsis, soutenus par l’armée Rwandaise sur le terrain. La prise de Masisi est une importante victoire pour la rébellion qui dispose désormais d’un important centre routier donnant accès au territoire minier du Walikale et aux champs environnants.

Certains habitants ont fêté l’arrivée du M23, mais beaucoup ont fui vers l’ouest.

Toute la journée, des combats ont fait rage entre le M23 et les FARDC autour de Minova. En effet, le groupe cherche à se donner un accès vers la province du Sud-Kivu.

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Le M23 veut-il s’emparer de Goma ?

La capitale régionale est encerclée depuis près de 3 ans, le M23 contrôle les colinnes à l’ouest de Saké et au nord de Goma dans les territoires du Masisi, Nyiragongo et Rutshuru.

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Ce qui empêche la prise de Goma, c’est la présence de milliers de soldats de la SADC, dont des sud-africains, ainsi que la présence de mercenaires et de troupes de l’ONU.

Contrôler une ville aussi grande que Goma pourrait permettre au groupe de s’enrichir et d’avoir une dimension nationale.

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Les combats violents se poursuivent sur toute la ligne de front, du lac Edouard au lac Kivu en passant par Goma.

L’attention médiatique n’est pas au rendez vous, alors j’ai mis au point une carte en ligne pour suivre l’évolution du conflit :

 

Clément Molin

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